BABYLUNE : AU-DELÀ DE LA GENÈSE, LA QUÊTE DE L’ÂMECHAPITRE 4 : L’OR DE LA NAÎT SENS

CHAPITRE 4 : L’OR DE LA NAÎT SENS
Quand tout se passe bien…
Lors de la naissance, nos sens sont en plein éveil. Notre environnement change soudainement, ce qui peut nous effrayer : nous découvrons subitement un autre monde, hors du ventre bien chaud de notre maman. Nous commençons par respirer pour la première fois, puis nous poussons nos premiers cris et nos premiers pleurs.
Mais dans les bras emplis d’amour de nos parents, nous sentons instinctivement que nous sommes protégés et, grâce à leur bienveillance, nous nous savons aimés.
Dans leurs bras, lors du peau à peau, nous les découvrons pleinement. Grâce au sens de l’odorat, nous percevons leur odeur ; grâce au sens du toucher, nous ressentons leur chaleur. Quel réconfort après l’épreuve de la naissance !
Grâce au sens de l’ouïe, nous entendons les premiers mots d’amour. Les câlins laissent bientôt place aux premiers sourires et aux premiers moments de tendresse.
L’instinct est inné lors de la première tétée : nous goûtons enfin le lait maternel, découvrant avec plaisir de nouvelles saveurs.
L’odorat, le toucher, l’ouïe et le goût sont enfin pleinement en éveil.
Pourtant, lors de ces premiers moments et des premières semaines qui succèdent à la naissance, le sens de la vue est encore en construction. Notre vision reste floue et limitée. Nous ne distinguons pas bien nos parents, mais nous leur sourions déjà ; de loin, nous les reconnaissons au son de leur voix.
Nos parents sont les premières personnes en qui nous avons une confiance aveugle, et ce lien est naturellement merveilleux.
Avoir une confiance aveugle en ses parents, c’est comme avoir foi en eux. Nous sommes tous censés avoir la foi au commencement, et cette foi se tourne naturellement vers ceux qui nous ont donné la vie.
Ensuite, la vue évolue. Tous nos sens sont en constante progression et nous permettent de grandir, d’apprendre, de réfléchir et, surtout, de penser par nous-mêmes grâce à notre intelligence et à notre libre arbitre. Nous pouvons voir, sentir, goûter, toucher et écouter de nouvelles choses tout au long de notre existence.
L’instinct et l’intuition peuvent nous pousser à nous poser des questions universelles et existentielles, même à un très jeune âge.
C’est parfois lorsque l’on commence à observer le ciel attentivement que naissent des interrogations simples ou complexes. C’est quand le ciel devient transparent, une fois la nuit tombée, que l’on peut observer les étoiles scintiller : l’au-delà de la Terre pour de vrai. La question de cet au-delà, de notre vivant, peut alors se poser naturellement si l’on est curieux. Elle ne concerne pas la mort, mais le voyage et l’aventure.
Pourquoi le jour, le ciel est-il bleu avec un soleil que l’on ne peut fixer des yeux, tandis que la nuit, le ciel devient noir, éclairé par la lune et les étoiles ? Pourquoi la lune avance-t-elle ainsi dans le firmament ?
L’enfant est souvent curieux de nature. Déjà petit, nous pouvons nous poser des questions existentielles, que l’on soit né ou accueilli dans une famille athée, chrétienne, musulmane, juive, agnostique, ou autre.
Suite à un décès, par exemple, un enfant peut demander où est la personne disparue, ou encore où l’on va quand on meurt. C’est là qu’entrent en scène la science ou la foi, pour éclairer la réalité physique ou pour réconforter face aux mystères.
La science éclaire honnêtement, de façon impartiale, preuves à l’appui. La religion réconforte honnêtement, de façon bienveillante, foi à l’appui !
Anecdote personnelle
Mon père et moi regardions souvent le ciel une fois la nuit tombée, pour admirer ensemble les étoiles dans l’espoir de voir un météore et de faire un vœu. J’étais volubile et j’adorais lui poser des questions. Quand j’obtenais des réponses, j’étais satisfaite ; quand je n’en avais pas, j’étais déçue.
Ce soir, j’ai écrit cette histoire intitulée « L’or de la naît sens », guidée par le souvenir de mon père, bien qu’il nous ait quittés il y a 27 ans. Malgré son absence, il m’inspire toujours une confiance absolue : en lui, en moi, et en mes souvenirs.
Cet hommage est né d’un instant précis. Un soir à la belle étoile, alors que nous cherchions des étoiles filantes, allongés tous les deux dans le jardin sur une simple couverture, il m’avait dit une phrase que je n’ai jamais oubliée :
« N’oublie jamais de regarder le ciel et les étoiles… »
De son vivant, quand je n’étais qu’une enfant, il m’avait fait croire en Dieu, au Paradis et aux étoiles filantes. Après sa mort en juin 1998, j’avais 11 ans et j’ai perdu la foi. Cette croyance n’était alors qu’une confiance aveugle, pas une foi sincère. C’était en mon père que j’avais une confiance absolue, et c’était en lui que j’avais foi.
Ce soir, j’ai 39 ans. J’ai recouvré ma foi en Dieu par moi-même il y a presque 5 ans, portée par mes questions existentielles, mes observations de toujours et, malgré moi, par mes expériences spirituelles.
Mais cette fois, cette foi n’est pas aveugle. Elle est sincère et inaltérable, car je sais ce que j’ai vu, je sais ce que j’ai vécu, et je sais en quoi je crois.
J’adore la science, la justice et la vérité, mais la vérité de l’un n’est pas la preuve de l’ignorance de l’autre. Chaque être humain a son vécu, son expérience, sa culture et sa foi, que celle-ci soit tournée vers ses parents, vers les preuves scientifiques ou vers une entité spirituelle bienveillante. Dans un monde où l’on prône la tolérance, la différence culturelle doit être respectée, tant qu’elle respecte la culture et les croyances d’autrui.
Nous regardons tous le ciel étoilé avant de nous coucher. Pour certains, c’est une vision esthétique ; pour d’autres, le point de départ de projets d’aventure. Pour certains, c’est tout simplement merveilleux, et pour d’autres encore, c’est la direction possible vers le Paradis.
Quand j’ai vu une étoile filante pour la première fois, je ne me suis plus rappelé le souhait que j’avais formulé. Mais ce soir, après mûre réflexion, je réalise que mon vœu s’est bel et bien réalisé. En effet, mon véritable désir, ce soir-là, précédait l’apparition de cette lueur. Ce souhait était de voir, comme mon père l’avait prédit, une étoile filante. J’avais eu raison de le croire et de lui faire confiance car, ensemble, nous avons pu l’apercevoir filant sous nos yeux émerveillés. Mon souhait s’était réalisé !

Publié par ALICIA DEL VAL Y GARCIA

Bonjour, Je me présente, je m’appelle Alicia Del Val Y Garcia. Je suis simplement passionnée pour le métier de styliste designer, je dessine par loisir en espérant un jour travailler réellement pour la conception d’une collection voir des collections… Je suis infiniment inspirée par ce qu’il y a de plus beau sur terre, la nature. Je me sers de ce site pour exposer quelques exemples de ce dont je suis capable de créer « en tout cas dans le domaine de l’illustration ». Je suis totalement autodidacte que ça soit pour le dessin ou la couture...

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