Mis en avant

AU-DELÀ DE LA GENÈSE : CHAPITRE 5 : LE PÉCHÉ ORIGINEL ET LA JUSTICE HUMAINE


AU-DELÀ DE LA GENÈSE : CHAPITRE 5 : LE PÉCHÉ ORIGINEL ET LA JUSTICE HUMAINE
Pour affirmer une accusation, il faut des preuves, afin d’éviter de condamner des innocents.
Ce qui est écrit dans les livres n’est pas toujours la pure vérité ; les récits peuvent parfois être mal interprétés, transformés pour susciter la réflexion ou romancés pour embellir l’histoire. Ce qui permet de vérifier la véracité des textes anciens ou sacrés, c’est la logique. Et la logique est la base de toutes les sciences. Qui pourrait être plus logique que l’Esprit Créateur de l’Univers ?
Nous n’avons aucune preuve matérielle qu’Adam et Ève ont réellement goûté au fruit défendu de la connaissance du bien et du mal. Ce récit est avant tout une énigme, un test. Pour certaines personnes, le fruit de la connaissance est un simple fruit physique, une pomme interdite cueillie sur un arbre. Pour moi, sa portée est purement symbolique : le fruit de la connaissance du bien et du mal représente l’enfant. L’enfant est le fruit que nous cultivons par le partage de nos connaissances et par l’apprentissage du bien et du mal. Par logique, il devient le véritable fruit de la connaissance.
Il faut patienter dix-huit semaines pour goûter une pomme bien mûre après la pollinisation de sa fleur par une abeille ou un papillon. De la même manière, même si l’amour ne se commande pas et qu’il existe toujours des exceptions, il faut normalement et raisonnablement patienter dix-huit ans pour qu’un être humain soit mûr et que l’on puisse goûter au fruit de la connaissance. Transgresser cette règle de maturité, c’est commettre le véritable péché originel.
Il y a des millions d’années, les moyens de contraception n’existaient pas. C’est pourquoi, malgré la liberté du sentiment amoureux, certaines barrières restent sacrées et infranchissables : il est interdit de toucher à un enfant qui n’est pas assez mûr pour vivre ce qui doit être réservé aux adultes. Pour espérer être une bonne mère, il faut avoir accumulé une expérience de vie suffisante pour pouvoir la transmettre. Un enfant n’est pas censé être le parent d’un autre enfant.
Dieu ne crée pas l’enfer sur Terre ; ce sont les mauvaises actions de certains humains qui le génèrent.
Dieu sait tout, mais il n’a pas tout dévoilé dès le commencement pour nous laisser le choix de notre destin. À l’exception de notre prédestinée, rien n’est écrit d’avance. Le destin s’apparente à des prévisions météorologiques. Un médium qui vous annonce de bonnes ou de mauvaises nouvelles ne garantit jamais leur réalisation. Ce sont vos choix et vos actes, accomplis chaque jour, qui écrivent au fur et à mesure votre propre histoire. Si les clés des autres mondes ne nous ont pas été données dès le départ, c’est parce que tout se mérite dans la vie. C’est à travers l’empathie, la logique et la réflexion que nous devons apprendre à poser les bons choix, guidés par notre conscience et notre cerveau qui mémorisent nos exploits et nos erreurs.
Le cerveau n’est pas seulement de la matière grise ou un tableau de commande fonctionnant à l’électricité. Il est avant tout une carte mémoire. Comme un muscle, plus on le fait travailler, plus il stocke d’informations et d’images qui nous permettent de faire face aux épreuves et de trouver des solutions. La vie est une leçon continue, du premier jour de la fusion cellulaire jusqu’à la fin de l’hiver de notre existence. Dieu a tout initialisé, mais c’est l’être humain qui a le pouvoir de faire la pluie et le beau temps sur Terre. Aide-toi et le ciel t’aidera.
C’est pourquoi nous possédons tous les bases pour développer notre intelligence. L’intelligence n’est pas qu’une question de génétique : elle est le fruit du travail et du partage du savoir. Apprendre des textes par cœur n’est pas une preuve d’intelligence ; la véritable intelligence consiste à comprendre ce que l’on apprend. Les réponses ne se trouvent pas uniquement dans les livres, mais tout autour de nous. Il n’y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir. Nos histoires et notre imagination s’inspirent toujours de faits réels, de l’experience vécue dans le passé ou le présent, et de l’inspiration divine. La Bible prédit que « tout ce qui est voilé sera dévoilé », et je peux confirmer que c’est une magnifique réalité.
En mathématiques, on effectue des simplifications pour faciliter la lecture et le calcul. Si je simplifie le produit de mes pensées, voici ce qu’est le Péché Originel.
La base de la création est la logique. Pour désigner cette cause première, appelons-la Dieu. Qui a créé Adam et Ève ? C’est Dieu. Où sont-ils nés ? Au jardin d’Éden, qui n’est rien d’autre que la planète Terre. Qu’est-ce qui nous instruit sur Terre, en dehors de nos parents, de nos professeurs, de nos collègues ou de nos amis ? C’est la nature, la matière, la faune et la flore. Et qui a créé cette matière au commencement ? C’est Dieu. Avant de créer les humains, il a d’abord fallu concevoir des âmes angéliques pour pouvoir animer la matière. Adam et Ève symbolisent ainsi les deux premiers êtres humains nés sur Terre, initiant le gigantesque arbre généalogique de l’humanité. C’est une fiction basée sur du réel.
En mathématiques, avant d’atteindre le chiffre deux, il faut le chiffre un. Il faut un Esprit Créateur unique, car toute création nécessite une pensée originelle. Et qu’est-ce qui est capable de penser, si ce n’est un Esprit ?
Le récit de la Bible est romancé pour nous pousser à la réflexion. Un bon professeur ne donne jamais les réponses tout de suite, sinon l’apprentissage serait trop facile. Sans l’effort de choisir entre le bien et le mal, sans l’exercice du libre arbitre, notre savoir n’aurait aucun mérite.
On accuse Ève sans preuve matérielle d’avoir goûté au fruit défendu. Or, pour condamner, la justice exige des preuves concrètes associées à la logique. Même des aveux spontanés ne constituent pas une certitude absolue, car une personne peut mentir pour de multiples raisons. L’écriture peut fabriquer de fausses preuves, mais la logique, base de toutes les sciences, permet toujours de déceler le vrai du faux. Tant que l’on ne pourra pas prouver qui a transgressé la règle en premier, accuser Ève ou Adam reste une profonde injustice.
C’est en cela que le concept de prescription juridique est injuste. Dans la vie, on peut commettre des erreurs pendant des millions d’années, ou mettre des siècles à découvrir la vérité et à rassembler des preuves matérielles. Je sais de quoi je parle : j’ai moi-même été victime d’erreurs médicales qui se sont transformées en fautes par l’orgueil et le mensonge de certains praticiens. Lorsque j’ai enfin décidé de me tourner vers la justice, j’étais à la limite du délai de prescription.
En médecine, avant d’obtenir le statut de victime et de demander réparation pour des séquelles, il faut d’abord être un « patient », c’est-à-dire patienter des mois ou des années, subir parfois de nouvelles opérations pour savoir si l’on va guérir ou garder un handicap. J’ai subi cinq opérations au pied droit avant de réaliser que je vivrais avec une mutilation et un handicap léger. Mon articulation est abîmée et douloureuse, et mon métatarse est plus court. Le deuxième chirurgien m’avait fait reprendre mon travail d’aide-ménagère alors que mon métatarse était séparé en deux morceaux, la vis ayant cassé et la greffe ayant été réduite en miettes — ce que j’ai découvert lors de l’ablation du matériel.
J’ai marché pendant plus d’un an sur un os brisé en deux, endurant la douleur parce que ce médecin m’assurait que je n’avais rien et que souffrir était normal. J’avais une confiance aveugle. J’avais tort ; j’aurais dû vérifier mes radiographies bien plus tôt. Malgré une quatrième opération pour tenter une seconde greffe, il a été impossible de redonner sa longueur idéale à mon premier métatarse.
Si j’ai attendu avant d’engager des démarches juridiques, alors que j’avais obtenu des preuves de cette faute dans un autre hôpital, c’est parce que j’espérais simplement guérir et tourner la page. L’erreur est humaine. Lorsqu’elle est avouée et qu’elle ne cause pas de dommages irréversibles, elle peut être pardonnée. Mais lorsqu’elle entraîne des conséquences graves, il faut savoir les assumer. Si j’ai tant voulu saisir la justice, c’est aussi pour me mettre à la place de tous les autres patients victimes de fautes médicales, parfois mortelles, face à des praticiens malhonnêtes qui dissimulent la vérité. Le système médical protège parfois les praticiens en les plaçant au-dessus des lois. Pour les cas graves, il est normal de rendre des comptes. Dans le domaine de la santé, le mot prescription ne devrait exister qu’en ce qui concerne les ordonnances des médicaments et des soins, et jamais pour bloquer l’accès à la justice. Il faut parfois des années pour réaliser que l’on est victime, lorsque l’on choisit de rompre la confiance aveugle et d’exiger son dossier médical.
Avant de trouver la foi en fin d’année 2020, j’étais athée. Depuis mon enfance, je ne vouais un culte qu’aux scientifiques et aux médecins, en qui j’avais une confiance absolue sans même connaître leur univers. Enfant, j’avais reçu une Bible catholique, mais je ne croyais pas à ses histoires ; je me contentais d’en regarder les belles illustrations. Le choc émotionnel fut immense lorsqu’en constituant mon dossier médical en 2019, j’ai découvert que plusieurs praticiens m’avaient menti droit dans les yeux et par écrit. Les paroles s’envolent, les écrits restent. Mes radiographies, protocoles, certificats médicaux, relevés de la mutuelle et fiches de paye prouvent formellement que l’on m’a laissée souffrir et travailler pendant un an sur un os en deux morceaux. Cet os n’a consolidé que par chance ou par miracle, car la logique biologique aurait dû le condamner à la nécrose.
Malgré l’évidence de mes preuves et les torts de ces chirurgiens, l’accès au tribunal m’a été refusé. Parce que j’ai été honnête et tolérante, parce que j’ai trop attendu en espérant que la médecine me guérisse, le système a utilisé le délai de prescription pour me mettre des bâtons dans les roues et me pousser à abandonner. Le troisième expert médical m’a avoué que leur stratégie consistait en une technique de l’usure, et qu’il me faudrait changer de pays pour trouver un expert prêt à consigner la vérité sur mon dossier.
C’est une raison majeure pour laquelle la justice humaine ne devrait pas créer de délai de prescription pour les erreurs ou fautes médicales. Nous serons tous jugés à l’heure de notre mort lors du Jugement dernier ; les tribunaux de la Terre devraient s’en inspirer.

Pour poursuivre, la justice et la peine de mort
Le manque de recul et de logique a parfois conduit à condamner des innocents à mort sur la foi d’accusations mensongères ou de fausses preuves créées de toutes pièces. Le risque zéro n’existant pas, aucun être humain n’a le droit d’ôter la vie à un autre par un verdict de tribunal. Le seul véritable juge qui lit en nous comme dans un livre ouvert est Dieu. La mort ne doit pas être une punition, mais l’une des quatre étapes naturelles du cycle de l’existence : conception, naissance, vie, mort. Se reconcevoir, renaître, revivre et mourir à l’infini.
Condamner un coupable à mort est tout aussi injuste que de condamner un innocent. Exécuter un criminel ne ressuscitera jamais sa victime ; la vengeance n’est qu’un cercle vicieux qui s’alimente à l’infini. En tuant un condamné, on le libère de sa prison matérielle, mais on condamne son esprit à errer sur Terre sous la forme d’une entité tourmentée ou démoniaque. La prison doit être un espace de privation permettant de réaliser la valeur de la liberté perdue, de méditer sur ses fautes et de ressentir un regret sincère. C’est le seul chemin vers la rédemption, pour cette vie ou pour la suivante. La mort ne doit être causée que par le temps qui passe, la maladie, la fatalité d’un accident ou le manque d’assistance. La prison ne doit pas être le couloir de la mort, mais un parcours de cheminement vers la rédemption.
Tant qu’un accusé n’est pas déclaré coupable, il reste présumé innocent.

Revenons à l’énigme du fruit de la connaissance. Dans la vie, la confiance est facile à donner, mais difficile à entretenir. Le plus grave est de la briser : si l’on fait tomber un vase, on pourra toujours en recoller les morceaux, mais les fissures et les cicatrices demeureront, et l’eau finira par s’échapper. L’intelligence ne consiste pas à apprendre par cœur, mais à comprendre ce que l’on apprend. Si on nous donnait toutes les réponses sans effort, notre savoir n’aurait aucune valeur. La récompense est le fruit du travail.
Après de longues réflexions, j’ai fait le lien entre l’arbre de la connaissance du bien et du mal et l’arbre généalogique. Dans « généalogique », il y a le mot « logique ». La logique est la base de toutes les sciences et permet de différencier le vrai du faux. L’arbre de la connaissance représente notre lignée. En tant que bons parents, notre devoir est de transmettre notre savoir à nos enfants pour que la connaissance ne s’éteigne pas au fil des générations futures. Nos enfants sont nos propres fruits. Dès leur venue au monde, nous leur partageons nos connaissances en leur apprenant la distinction fondamentale entre le bien et le mal (« Mon enfant, tu as mangé tous tes légumes, c’est bien », « Mon enfant, tu ne peux pas dire de gros mots, car c’est mal »). Un arbre produit une fleur, puis un fruit, qui donne une graine, qui fait naître un nouvel arbre, et ainsi de suite. Les racines de cet arbre de l’humanité remontent à leur origine première : Dieu, représenté par le cercle parfait, O, qui a créé l’arbre généalogique de l’humanité.
L’enfant symbolise le fruit de la connaissance. Une pomme peut être cueillie dix-huit semaines après la fécondation de sa fleur par une abeille ou un papillon. De même, l’âge mûr requis pour atteindre la majorité chez l’humain est de dix-huit ans. Certes, au XXIe siècle, les adolescents manifestent leur curioisité et accèdent aux informations plus tôt, ce qui est un signe d’évolution, tant qu’ils prennent les précautions nécessaires pour éviter les grossesses non désirées. Car sur Terre, chaque vie est précieuse. Dans l’intimité, le risque zéro n’existe pas ; le cycle menstruel et les règles sont là pour nous repérer et confirmer l’absence de grossesse. Avant les avancées de la médecine, il était vital de compter les jours grâce aux cycles du soleil.
On ne doit pas faire l’amour avec un enfant. Concevoir un enfant avec un enfant est un acte mauvais qui met la jeune mère en danger de mort. À l’origine du monde, avant l’arrivée de la médecine moderne, chaque femme risquait sa vie pour enfanter. Ce risque est infiniment plus grand lorsque la mère n’est elle-même qu’une enfant. C’est pour cela que la pédophilie est le véritable péché originel.
J’en ai la certitude intime pour l’avoir vécu dans ma chair. En 2011, j’ai mis au monde mon deuxième enfant, mon fils, sur le sol de la maison de mes beaux-parents, sans antidouleur et sans assistance médicale, dans une mare de sang. Ma seule aide fut ma belle-mère, qui a joué à merveille le rôle de sage-femme à ma demande, pour décoincer les épaules de mon fils lorsque, après une poussée majeure, j’ai glissé ma main et senti sa tête. La douleur était si atroce qu’elle m’a clouée au sol jusqu’à sa délivrance totale. Je n’avais pas connu cette paralysie ni une telle hémorragie lors de mon premier accouchement, ce qui m’a fait craindre pour la vie de mon fils, puis pour la mienne.
Si j’avais été seule ce jour-là, nous aurions pu mourir tous les deux. Mon fils aurait pu être étranglé par le cordon ombilical qui entourait son cou ; dès sa sortie, je l’ai attrapé pour le dérouler, avant de le retourner pour voir le liquide amniotique s’écouler de son nez et de sa bouche. Quant à moi, j’aurais pu succomber à une hémorragie, car je n’ai cessé de saigner jusqu’à mon arrivée à l’hôpital, une heure plus tard, où les sages-femmes ont enfin pu procéder à la délivrance du placenta.
L’hôpital m’avait renvoyée chez moi alors que je sentais l’imminence de l’accouchement. J’ai risqué notre vie alors que j’étais une adulte de 24 ans. Si j’ai su accomplir les bons gestes salvateurs et pousser au bon moment — alors que je me retenais initialement en attendant les secours —, c’est grâce à l’expérience de mon premier enfant et aux connaissances acquises en regardant des émissions et des séries télévisées médicales. L’acte de retourner le bébé pour libérer ses voies respiratoires, je l’avais appris à l’écran. Les médias, lorsqu’ils transmettent des savoirs essentiels, peuvent sauver des vies et susciter de belles vocations. On devrait diffuser davantage de programmes éducatifs de ce genre.
Ce vécu confirme ma vision : donner la vie est un acte dangereux qui exige une assistance, et le risque devient mortel si la mère n’est encore qu’une enfant ou une adolescente.

Le récit de la Genèse a mal interprété la réalité : Ève n’a pas été punie par Dieu en devant souffrir pour enfanter. Cette souffrance est purement biologique et naturelle : le passage d’un enfant par une voie étroite provoque naturellement des inconforts douloureux, des déchirures ou nécessite une épisiotomie — j’ai subi les deux. Les contractions musculaires sont d’une force telle qu’elles irradient dans le dos et peuvent paralyser de douleur.
L’esprit d’Adam a reçu la force physique pour bâtir notre environnement et prendre soin du monde. Mais cette force supérieure n’a jamais été créée pour soumettre Ève ou la rendre inférieure. Elle lui a été donnée pour la protéger au moment où elle devient fragile, vulnérable et paralysée par la douleur, lorsqu’elle risque sa vie pour mettre au monde le fruit de leur union. Ève n’a pas été punie ; son esprit a choisi le sacrifice noble et conscient de la souffrance pour offrir la vie. C’est pourquoi la nature accorde une retraite biologique bien méritée à la femme : la ménopause. L’homme, quant à lui, peut procréer jusqu’à son dernier souffle dans le seul plaisir, sans connaître cette douleur de l’enfantement.

Le Péché Originel n’a pas été commis par Adam et Ève, car la science ne peut l’affirmer. En revanche, il est commis chaque jour par nombre de leurs descendants, et cela est tragiquement prouvé. Dans certains pays, les mariages forcés brisent des vies alors que l’union devrait être célébrée entre deux êtres amoureux. De ces unions sous contrainte naissent des rapports sexuels non consentis, parfois imposés par des adultes à des enfants. C’est cela, la pédophilie, le viol, le crime originel.
Cette dérive touche également les institutions spirituelles. Certaines personnes religieuses ayant prôné l’abstinence ont fini par céder à leurs pulsions en les assouvissant sur des enfants. Si les prêtres et les représentants des Églises avaient le droit de se mettre en couple avec l’adulte de leur choix dans un amour sincère, le risque de pédophilie au sein des structures religieuses s’effondrerait. L’abstinence obligatoire est un dogme néfaste qui crée des frustrations incontrôlables et montre un mauvais exemple. Si l’humanité entière suivait cette règle, elle disparaîtrait. Or, si Dieu nous a fait don de la procréation, c’est pour faire subsister la création.

L’amour ne se commande pas, et Dieu est juste. La seule règle est le respect mutuel entre deux êtres amoureux présentant une différence d’âge raisonnable pour explorer le plaisir charnel lorsque l’un des deux n’est pas encore majeure, car il faut aussi être tolérant. L’adulte a le devoir de patienter, de se responsabiliser et de prendre ses précautions. Une adolescente n’est pas mûre pour assumer la maternité. Malgré les contraceptions, le risque zéro n’existe pas, et l’avortement reste un traumatisme profond pour l’âme.
L’éducation sexuelle est indispensable dès le plus jeune âge pour ne pas faire de nos enfants des êtres irresponsables. Face à leur curiosité naturelle, le tabou est dangereux ; il vaut mieux les responsabiliser et les informer.


Alicia Del Val Y Garcia

LE PÉCHÉ ORIGINEL

Dessin pris d’internet, j’ai choisis celui-là car c’est celui qui représente le mieux le Jardin d’Eden…

Mis en avant

BABYLUNE : AU-DELÀ DE LA GENÈSE, LA QUÊTE DE L’ÂME : CHAPITRE 3 : LA MORT PERMET LA VIE ÉTERNELLE

DESSIN NOMMÉ : RÉINCARNATION

AU-DELÀ DE LA GENÈSE, LA QUÊTE DE L’ÂME : CHAPITRE 3 : LA MORT PERMET LA VIE ÉTERNELLE

Les limites de la matière

La mort de la matière vivante répond à des lois logiques. Si l’immortalité matérielle était possible, elle poserait des défis écologiques insurmontables comme la surpopulation et la destruction de notre environnement. D’un point de vue existentiel, elle condamnerait aussi l’être humain à l’ennui et à la lassitude. Ce n’est pas un hasard si le langage humain a vu naître des expressions comme « trouver le temps long » ou « s’ennuyer à mourir ».

Pourtant, beaucoup s’interrogent : comment la maladie et la mort peuvent-elles coexister avec un Esprit créateur bienveillant ? La maladie est la manifestation d’une imperfection inhérente à la matière biologique. Nos propres excès — qu’il s’agisse des addictions comme le tabagisme et l’alcoolisme, ou d’une alimentation saturée en sel, en graisses et en sucres — dégradent notre santé et précipitent notre fin. La pollution globale de notre environnement joue le même rôle destructeur.

Si l’Esprit créateur de l’Univers permet parfois des guérisons inexpliquées que nous qualifions de miracles, il ne peut violer les lois de la nature pour sauver chaque individu. La maladie et la mort participent à une sélection naturelle inévitable. Elles maintiennent l’équilibre de la vie incarnée sur Terre, assurant la transition logique entre le monde matériel et la vie éternelle.

Le cycle des âmes
La mort, qu’elle survienne par la vieillesse, la maladie, l’accident ou l’homicide, est inévitable. Elle ne traduit pas un souhait de l’Esprit créateur, mais s’impose comme une étape nécessaire. C’est elle qui libère l’espace pour la réincarnation des hommes et permet la vie éternelle de l’âme. Même dépouillée de son enveloppe charnelle, l’âme, enrichie par les expériences de ses vies antérieures, demeure éternelle sur le plan spirituel.

La vie humaine sur Terre est l’incarnation d’une âme qui façonne un nouvel esprit, cycle après cycle. Si cette existence terrestre est soumise aux aléas du temps, l’essence de l’être, elle, perdure. Pour le comprendre, on peut comparer l’esprit à un fruit et l’âme à sa graine unique. Cette graine qui sommeille au cœur du fruit détient l’étincelle de vie. Lorsque le fruit meurt et se décompose, sa graine permet la naissance d’un nouvel arbre. Elle insuffle l’énergie vitale qui déclenchera les premiers battements d’un cœur inédit. Cette âme conserve en elle la mémoire spirituelle du fruit qui l’a précédée, voyageant de renaissance en renaissance, ad vitam æternam.

Le Paradis terrestre

La réincarnation suit le mouvement perpétuel de la nature. Elle se déroule en quatre étapes immuables : la conception, la naissance, la vie et la mort. C’est exactement le spectacle que nous offre la flore à travers les quatre saisons. Le printemps, l’été, l’automne et l’hiver dictent la germination, la floraison, la fructification et le déclin. Les graines survivent au froid de l’hiver pour assurer la persistance des espèces. De la même manière, le cycle humain de la conception, de la naissance, de la vie et de la mort assure la pérennité de notre espèce.

Ce mouvement perpétuel ouvre les portes du véritable jardin d’Éden : le Paradis des humains. Il existe plusieurs Paradis dans l’univers, mais celui des hommes se trouve dans le mot « Humanité ». L’humanité est la qualité essentielle requise pour faire évoluer, avec bienveillance, chaque nouvel esprit créé lors d’une incarnation. Car nos âmes existaient déjà, bien avant l’apparition de la Terre.

L’âme est un fragment de l’Esprit créateur de l’univers. Elle représente ce qu’il y a de meilleur en chacun de nous dès notre conception, s’activant dès la fusion entre le spermatozoïde et l’ovule. Alors que l’âme est purement immortelle et reliée au divin, l’esprit, lui, fait le pont avec la matière et cherche naturellement à rester ancré auprès des vivants.

Dans l’univers, le visible explique l’invisible. Le pollen est comme le spermatozoïde, mais seul, il ne peut rien. La fleur est comme un ovule. Lorsque le pollen rencontre le pistil d’une fleur, la fusion des deux appelle une âme en attente de réincarnation. Lorsque la fleur est pollinisée, l’âme s’y loge, invisible et directrice, transformant l’embryon en un être doué de conscience qui s’épanouira pleinement à la naissance d’un nouveau fruit, d’un nouvel être. Tout va par paire dans la Création : l’homme et la femme, les chromosomes XY pour l’homme et XX pour la femme, le spermatozoïde et l’ovule, et enfin, l’âme et l’esprit. La mort n’est jamais une fin absolue, mais le rouage logique et cyclique qui permet à l’âme de renaître, tant que les conditions de l’Univers le permettront.



CONCEPTION
NAISSANCE
VIE
MORT
Mis en avant

BABYLUNE : AU-DELÀ DE LA GENÈSE, LA QUÊTE DE L’ÂME  CHAPITRE 2 : DIFFÉRENCE ENTRE L’ÂME ET L’ESPRIT

CHAPITRE 2 : DIFFÉRENCE ENTRE L’ÂME ET L’ESPRIT

L’âme et l’esprit résident tous deux au cœur de notre enveloppe physique, mais ils déploient des capacités bien distinctes. L’esprit détient le pouvoir de penser, l’âme possède la faculté de ressentir. L’esprit incarne l’intelligence et utilise le cerveau comme un outil. L’âme, elle, est le souffle originel de la vie et de l’amour. Cette distinction, nous la pressentons physiquement : c’est notre cœur qui s’emballe. Il bat pour nous maintenir en vie, tel le rythme régulier d’un massage cardiaque lors d’un arrêt, mais il bat aussi pour une âme sœur ou pour ceux que nous portons au plus profond de nous.

Une nouvelle vie
Tout commence lors de la fusion entre l’ovule et le spermatozoïde. Ce choc cellulaire engendre un nouvel esprit destiné à animer le corps naissant. Au même instant, l’âme insuffle son étincelle de vie. Elle se loge dans une cellule cardiaque encore invisible aux examens médicaux, mais déjà vibrante. C’est le point de départ : un nouvel esprit commence son apprentissage de la matière, tandis qu’une âme, en attente de cette incarnation, s’apprête à vivre une nouvelle naissance.

J’ai choisi la fresque de l’œuvre de la création d’Adam inspirée du livre de la Genèse peint par Michel-Ange dans la chapelle Sixtine à Rome que j’ai recréée à ma façon pour illustrer en partie et de façon symbolique mon dessin qui permet d’expliquer ma manière de penser et d’expliquer la différence entre l’âme, l’esprit et même le corps.

Et l’autre dessin qui représente une âme libérée de son envie de faire partie du monde matériel terrestre et d’un esprit encore retenu sur terre par sa vie antérieure, l’âme c’est la boule de lumière et l’esprit fantomatique c’est la silhouette humaine noire qui sautillait de joie quand elle s’est rendu compte que je la voyais…

Ces visions ne sont pas de simples concepts. En fin d’année 2020, j’ai distinctement aperçu une silhouette spirituelle dans la cave de la maison de mon enfance. Bien avant cela, en 1999, une sphère de pure lumière est apparue spontanément avant de s’évanouir dans l’ombre. Ces expériences surnaturelles, me confirment que l’immatériel possède sa propre réalité.

C’est bien l’âme qui détient l’étincelle vitale. En cas de mort cérébrale, les machines peuvent maintenir les fonctions biologiques, mais si on les débranche, le corps s’éteint. Dans le langage populaire, on dit alors « rendre l’âme », et non « rendre l’esprit ». C’est la preuve intuitive que la vie naît de l’âme.

Pour mieux le comprendre, imaginez notre corps comme un ordinateur portable. Tant que sa batterie est chargée par une force d’énergie invisible — la sphère de l’âme —, il fonctionne de manière autonome. L’âme est liée pour toujours à l’esprit dès la conception, mais sa connexion avec le corps physique reste temporaire. Tant que le corps respire, elle en est la captive volontaire. Mais dès que la machine s’éteint, l’âme se libère, emportant l’esprit et ses souvenirs avec elle, à la manière d’une clé USB connectée à notre conscience. Le matériel a une fin, l’immatériel est éternel.

Certaines expériences scientifiques ont tenté de peser cette transition, évoquant une perte de poids post-mortem d’environ 21 grammes. Bien que cette étude ne soit pas reconnue par la science officielle, l’expression « rendre l’âme » suggère bien que quelque chose de subtil quitte le corps, et que ce souffle possède peut-être sa propre signature physique.

Notre corps fonctionne grâce à des courants électriques, des impulsions qui voyagent entre nos neurones et nos muscles. J’en ai pris conscience de façon spectaculaire un soir, après avoir pris un traitement médical, un comprimé de Redomex 25mg. Allongée dans le noir, les yeux grands ouverts vers la fenêtre, j’ai vu des éclairs bleus traverser mon champ de vision. Le ciel était pourtant calme. Ces courants électriques ne se projetaient pas au-dehors : ils pulsaient juste derrière mes yeux, à l’intérieur de mon propre crâne.

L’électricité nous anime, mais elle ne suffit pas. L’âme reste l’allumette qui embrase la mèche ; la chandelle humaine consume ensuite son temps de vie naturel.

Pourquoi mourir un jour ?
La mort est l’unique certitude face à laquelle l’humanité reste impuissante. Que l’on soit riche ou pauvre, juste ou injuste, la fin de la matière reste inévitable. Les richesses et la médecine peuvent adoucir les souffrances, mais elles ne garantissent jamais l’immortalité.

Avant l’incarnation, l’énergie de l’âme éveille l’esprit et le corps. Une fois la machine lancée, elle cède le relais à une dynamo naturelle gérée par notre inconscient. C’est l’esprit nouvellement créé qui orchestre, dans l’ombre, les systèmes cardiovasculaire, neuronal ou digestif. Ce programme vital a été calculé d’avance par l’Esprit Créateur de l’Univers pour écarter le chaos du hasard.

Si notre conscience devait valider chaque battement de cil, chaque inspiration, chaque mouvement de notre digestion ou la pousse de nos cheveux, nous basculerions dans la folie. L’esprit nous protège en automatisant ces fonctions. Pourtant, notre volonté conserve un droit de regard. Nous respirons sans y penser, mais nous pouvons choisir de bloquer notre souffle ou d’accélérer notre oxygénation. Nos pensées et nos émotions influencent directement cette mécanique : une peur intense peut accélérer le cœur ou provoquer son arrêt.

Cette frontière se dessine nettement à l’hôpital. Lors d’un arrêt cardiaque, la réanimation peut ramener la conscience. En revanche, lors d’une mort cérébrale réelle, le cœur ne bat plus que par l’artifice des respirateurs médicaux pour préserver les organes. Le cerveau est éteint, l’âme et l’esprit ont déjà déserté l’enveloppe. L’ordinateur est branché au mur, mais l’utilisateur est parti. L’âme se tient désormais au seuil du monde, prête à débrancher la clé USB de l’esprit pour sauvegarder l’histoire de cette vie.

Nous ne traversons qu’une seule existence à la fois, un seul esprit par corps. Pourtant, l’âme thésaurise les mémoires de ses vies antérieures au plus profond de sa structure. Au fil de ses incarnations, elle accumule un véritable trousseau d’esprits passés. L’humanité en a la prescience inconsciente lorsqu’elle utilise l’expression : « Reprends tes esprits ». Derrière cette formule courante se cache la vérité de notre nature : nous sommes des êtres uniques enrichis par les bagages de nos anciennes existences.

Le choix du libre arbitre
Cela ne signifie pas que plusieurs personnalités se disputent les commandes de notre corps. L’esprit aux commandes reste celui créé lors de la fécondation. L’âme s’approprie cette identité neuve et l’ajoutera à sa collection lorsque le corps rendra l’âme.

L’esprit pense, mais l’âme ressent. C’est pourquoi l’amour véritable prend sa source dans le cœur. L’âme, façonnée par Dieu, est le foyer de l’empathie, de la bienveillance et de l’amour pur. Face à la cruauté absolue, le langage populaire dit d’un bourreau qu’il n’a « pas d’âme », mais on ne lui dénie jamais son esprit. L’âme reste notre part de lumière. Une fois désincarnée, bien qu’elle possède son propre libre arbitre, elle n’impose rien à notre conscience terrestre ; c’est toujours l’esprit incarné qui tranche et assume le choix final.

L’âme est reliée à Dieu et l’esprit, précédé de l’âme, est relié à la matière…
Car l’âme est immortelle et continue d’exister naturellement indépendamment de sa volonté en outre parce qu’elle est un fragment de Dieu, malgré son libre arbitre et son unicité.
Alors que l’esprit n’oublions pas, précédé premièrement de l’âme, est aussi immortel, mais rattaché à la vie matérielle.
Et veut généralement continuer de vivre ou rester auprès des vivants…

Au moment du grand départ, deux voies se dessinent. Par peur de l’inconnu ou par refus d’abandonner ceux qu’il aime, un esprit peut choisir d’errer sur Terre, devenant ces silhouettes invisibles qui hantent nos mémoires. À l’inverse, si l’on accepte le lâcher-prise, l’esprit fusionne pleinement avec l’âme pour entrer dans la lumière et retourner auprès de Dieu. Libérée, l’âme conserve la liberté de revenir sur Terre sous la forme d’un esprit ou d’un ange gardien pour veiller sur les siens.

Ma grand-mère paternelle, Angela , s’est manifestée à moi après sa mort pour me guider et m’encourager.
C’était une expérience effrayante et instructive sur le monde des esprits.
J’étais allongée sur mon lit, sur le ventre, je dormais et rêvait de ma grand-mère et de mon grand-père.
Ce dont je me rappelle avec exactitude, c’est d’avoir ouvert une porte et monter des escaliers.
J’y ai croisé ma grand-mère qui descendait et m’a fait un clin d’œil.

Une fois arrivée à l’étage je vois mon grand-père, je le serre dans mes bras avec joie et je suis surprise de voir ma grand-mère dans le salon derrière lui alors que je viens de la croiser dans les escaliers.
Là elle a un comportement bizarre, elle se tient debout face à la table de salon encombrée de livres.
Elle se penche pour en attraper un, l’ouvre et puis le lâche d’un coup, le livre tombe sur la table.
Elle recommence plusieurs fois avec d’autres livres.

Soudain je me réveille, toujours allongée sur le ventre, je me remémore ce rêve et pense à mon grand-père et ma grand-mère.
Quand tout d’un coup je sens un poids se poser à ma droite, comme si quelqu’un s’asseyait alors que mon mari dormait a ma gauche et que personne d’autre que lui et moi n’était dans notre chambre.
Pire encore, ensuite un poids énorme s’est posé sur moi, m’empêchant de bouger le moindre muscle hormis mes paupières.
Un souffle fort retentit sur ma nuque alors que j’étais littéralement paralysée et effrayée.
Cet écrasement et ce souffle ont duré une grosse minute.

Je n’oublierais jamais cette nuit, ce n’était pas une paralysie du sommeil!
Celà n’est arrivé qu’une seule fois.
C’est un des événements qui m’a permis de recouvrer la foi. Depuis, j’ai appris à décrypter les signes envoyés par Dieu et ses messagers, ma certitude est inaltérable.

L’écriture de cette œuvre, Au-delà de la Genèse, la quête de l’âme, est née de cette urgence : apprendre à ne plus craindre la mort, et comprendre que l’extinction du corps est une étape nécessaire à l’équilibre de la biologie et à l’épanouissement de l’esprit. Ce projet veut sceller la paix entre la science et la foi.

Mis en avant

BABYLUNE : AU-DELÀ DE LA GENÈSE, LA QUÊTE DE L’ÂME. CHAPITRE 1 : LE NÉANT AVANT LE COMMENCEMENT DE L’UNIVERS


BABYLUNE : AU-DELÀ DE LA GENÈSE, LA QUÊTE DE L’ÂME
CHAPITRE 1 : LE NÉANT AVANT LE COMMENCEMENT DE L’UNIVERS


Au commencement de toute réalité, qu’elle soit matérielle ou impatiente d’éclore, la logique impose qu’elle découle d’une cause originelle. Face à ce mystère, nos esprits invoquent généralement Dieu ou le Big Bang. Pourtant, une condition invisible doit être remplie en premier lieu : l’existence préalable d’un espace capable d’accueillir cette étincelle. Le Big Bang lui-même a eu une aube. Ce jaillissement primitif a bien dû se déployer quelque part.

Ce quelque part, c’est le Néant. Car là où rien n’est encore manifesté, seul le vide absolu demeure. Si l’expansion initiale est la cause de notre Univers, il faut admettre qu’un lieu l’a précédée. Ce lieu est le véritable socle de tout ce qui est : un écrin immatériel que je nomme le Néant.

Le Néant est un contenant originel, bien que les dictionnaires refusent encore de le définir ainsi. Il est l’infini silencieux où s’est orchestrée, par la suite, la naissance du cosmos, qu’elle soit l’œuvre d’une force divine ou d’une singularité physique. En remontant le fil du temps jusqu’à l’origine du monde, ce vide est la seule constante absolue. C’est pourquoi je présume que l’Esprit créateur lui-même a connu un éveil originel, même si la cause de sa propre émanation m’échappe encore.

Dans l’ordre des choses, l’existence et la vie s’élancent toujours d’un point zéro. Le Néant incarne ce point de départ souverain, le premier berceau de l’énergie. Certains courants de pensée nient son existence, imaginant un Univers éternel et sans genèse. Mais alors, dans quel lieu le Big Bang aurait-il pu éclater, et où flotterait notre Univers?

Ma conviction est intime : tout ce qui s’anime a eu un commencement, sauf lorsque l’absence est totale. Quand rien n’est, le Néant règne. Il devance Dieu, les explosions stellaires et les galaxies. Il survivra à tout : si un jour le cosmos ou sa force motrice venaient à s’éteindre, ce réceptacle inaltérable subsisterait. J’espère qu’un jour, les avancées de la science permettront d’ajuster nos dictionnaires en offrant une majuscule sacrée au Néant, consacrant ainsi ce contenant universel. Il demeure l’unique éternité, immuable dans le passé comme dans l’avenir, indifférent aux miracles qui se jouent en son sein.

Pourquoi ne pas lier la naissance de l’espace et du temps au seul Big Bang ? Pour éviter de me contredire. Dès lors que le Néant préexistant offrait une étendue vacante, l’espace lui préexistait. Quant au temps, bien que stérile au cœur d’une nuit sans matière, il existait déjà. Le temps et le Néant marchent main dans la main ; les heures ne sont pas une création, mais la conséquence inhérente à toute forme d’existence. Si le temps n’avait pas irrigué ce vide, tout serait resté figé, et la singularité initiale n’aurait jamais pu entrer en expansion.

Big Bang ou Dieu, ou Dieu et le Big Bang ?
Quand on observe le fonctionnement de l’Univers et les rouages de la vie, l’organisation s’avère si fine, intelligente et harmonieuse qu’on ne peut qu’y deviner l’ombre d’un esprit architecte : un penseur, un artiste, un grand géomètre.

Regardons nos dix doigts. Ils ont guidé l’humanité pour fonder le système décimal et ses dix chiffres fondateurs. Parmi eux, le chiffre 9 rayonne d’une aura singulière : il s’intègre à n’importe quel nombre sans jamais altérer la réduction théosophique du nombre. Dans l’absolu mathématique, le 9 est le seul chiffre capable d’égaler le zéro, recelant ainsi une forme de pouvoir magique.

Cette poésie des nombres se reflète aussi dans la fascinante suite de Fibonacci. Au-delà des manifestations surnaturelles qui traversent parfois nos vies, le seul moyen de prouver l’influence d’un grand horloger résidera dans la pure réflexion mathématique. Dieu étant l’incarnation de la perfection, la seule trace tangible selon moi de cette harmonie absolue sur Terre se niche dans la justesse des chiffres.

L’ordre immuable de la nature organique crie que nous ne sommes pas nés du chaos. La nature ne s’est pas créée toute seule au commencement. Affirmer que le hasard absolu a pu engendrer une telle perfection géométrique et biologique serait un contresens logique. Si les lois de la nature sont si mathématiquement parfaites, c’est parce qu’elles découlent de la pensée de cet esprit créateur.

La symétrie et la géométrie s’exposent partout, de la corolle d’une fleur à la courbure des galaxies. On y décèle une étonnante logique anticipative, à l’image des quatre saisons qui s’articulent autour de l’inclinaison terrestre à 23,5°.

Cette anticipation vibre au cœur de la biologie : un froid polaire peut anéantir une plante, mais ses graines portent en elles le code secret de la survie pour perpétuer l’espèce. Un homme peut succomber au gel, mais sa semence traverse le temps sans être altérée si l’être humain la préserve selon un protocole rigoureux pour permettre la procréation médicalement assistée par exemple. Cette mécanique subtile fonctionne, ouvrant le voile sur la frontière entre la vie animée et inanimée, entre l’âme, le corps et l’esprit, que nous explorerons plus loin.

Pour ma part, j’aime la théorie du Big Bang, mais j’ai la certitude qu’un souffle conscient a précédé cette grande expansion. La singularité initiale était peut-être une force extra-universelle animée par une conscience que j’associe à Dieu. Ma conviction s’est forgée au fil d’expériences et de pensées personnelles.

Dieu et le Big Bang sont deux causes profondément unies par un « indice pensable »… un « dix pensable », c’est-à-dire deux piliers indispensables pour que l’Univers déploie sa structure intelligente.

Avoir toujours existé ou exister éternellement
Le Néant est éternel dans son existence, tandis que la matière est éternelle dans sa course. Le vide a toujours devancé la matière, et la matière a toujours un point de départ. La matière une fois créée est éternelle dans la durée car s’il est possible de l’atomiser, il est impossible de l’anéantir. Le néant pur est l’inexistence, et on ne peut faire inexister ce qui a commencé d’exister.

Le Néant n’était pas une absence stérile, mais une forme de pré-matière. Le temps s’y écoule à l’infini depuis toujours. Ce lieu infini permet l’émergence spontanée de la conscience divine. Si Dieu existe et orchestre le monde, il devait bien résider quelque part, et ce rivage ne peut être que le Néant, que l’on nomme cette puissance créatrice Dieu, Big Bang ou Ôra.

Le noir visible de l’espace fait partie intégrante de ce Néant. Ce voile sombre est de la pré-matière rendue visible par l’absence de lumière. Lorsque nous sommes plongés dans l’obscurité, les paupières ouvertes ou closes, contempler ce noir revient à effleurer le vide originel. Pour ressentir l’écho de ce que j’ai traversé durant mon coma, il suffit de rentrer dans une pièce obscure et d’ouvrir les yeux. Mieux encore : imaginez-vous à bord d’un avion en plein vol parabolique, suspendu en apesanteur dans un noir absolu pendant la chute libre.
C’est l’illustration parfaite de notre immersion dans le Néant-contenant. En devenant un esprit dénué de corps, sans matière ni repère lumineux dans l’immensité, il ne reste plus rien d’autre à faire que penser.

Un modèle cosmologique logique
Pour que le Néant n’ait aucune réalité, il aurait fallu que l’Univers n’ait pas d’âge, que le Big Bang soit un mirage et que les galaxies ne soient pas en expansion. Mais si l’expansion du Big Bang a bien eu lieu, il lui fallait un lieu pour se propager. Si l’Univers grandit à l’infini, il doit s’étendre dans un espace sans frontières. Ce lieu, c’est le Néant, qui s’établit comme contenant dès que l’énergie du monde y est injectée.

Le Néant est une étendue sans fin et en son sein l’Univers tisse sa toile. C’est grâce à la vacuité, l’espace vide qui l’enveloppe que le cosmos peut grandir sans se heurter à aucune contrainte extérieure.

Rien ne peut éclore de nulle part, que ce soit par le jeu du hasard ou par la volonté de Dieu. L’Univers a eu une aube, la science le démontre et je partage cette certitude. Son point de départ absolu réside dans la création de la singularité.

Pour donner vie à une œuvre intelligente, il faut d’abord la concevoir. Pour concevoir, il faut un esprit, et pour que cet esprit agisse, il lui faut une énergie. Puisque cet esprit originel se situe au-delà des frontières de notre monde pour avoir pu l’élaborer, il devient une énergie extra-universelle. De l’extérieur, il maintient un regard et un contrôle sur la matière et les flux intérieurs. C’est par cette présence invisible que s’exerce une pression extra-universelle : une force architecte, orchestrée par cet esprit créateur de l’Univers que j’appelle Dieu.

Mis en avant

BABYLUNE : AU-DELÀ DE LA GENÈSE, LA QUÊTE DE L’ÂMECHAPITRE 4 : L’OR DE LA NAÎT SENS

CHAPITRE 4 : L’OR DE LA NAÎT SENS
Quand tout se passe bien…
Lors de la naissance, nos sens sont en plein éveil. Notre environnement change soudainement, ce qui peut nous effrayer : nous découvrons subitement un autre monde, hors du ventre bien chaud de notre maman. Nous commençons par respirer pour la première fois, puis nous poussons nos premiers cris et nos premiers pleurs.
Mais dans les bras emplis d’amour de nos parents, nous sentons instinctivement que nous sommes protégés et, grâce à leur bienveillance, nous nous savons aimés.
Dans leurs bras, lors du peau à peau, nous les découvrons pleinement. Grâce au sens de l’odorat, nous percevons leur odeur ; grâce au sens du toucher, nous ressentons leur chaleur. Quel réconfort après l’épreuve de la naissance !
Grâce au sens de l’ouïe, nous entendons les premiers mots d’amour. Les câlins laissent bientôt place aux premiers sourires et aux premiers moments de tendresse.
L’instinct est inné lors de la première tétée : nous goûtons enfin le lait maternel, découvrant avec plaisir de nouvelles saveurs.
L’odorat, le toucher, l’ouïe et le goût sont enfin pleinement en éveil.
Pourtant, lors de ces premiers moments et des premières semaines qui succèdent à la naissance, le sens de la vue est encore en construction. Notre vision reste floue et limitée. Nous ne distinguons pas bien nos parents, mais nous leur sourions déjà ; de loin, nous les reconnaissons au son de leur voix.
Nos parents sont les premières personnes en qui nous avons une confiance aveugle, et ce lien est naturellement merveilleux.
Avoir une confiance aveugle en ses parents, c’est comme avoir foi en eux. Nous sommes tous censés avoir la foi au commencement, et cette foi se tourne naturellement vers ceux qui nous ont donné la vie.
Ensuite, la vue évolue. Tous nos sens sont en constante progression et nous permettent de grandir, d’apprendre, de réfléchir et, surtout, de penser par nous-mêmes grâce à notre intelligence et à notre libre arbitre. Nous pouvons voir, sentir, goûter, toucher et écouter de nouvelles choses tout au long de notre existence.
L’instinct et l’intuition peuvent nous pousser à nous poser des questions universelles et existentielles, même à un très jeune âge.
C’est parfois lorsque l’on commence à observer le ciel attentivement que naissent des interrogations simples ou complexes. C’est quand le ciel devient transparent, une fois la nuit tombée, que l’on peut observer les étoiles scintiller : l’au-delà de la Terre pour de vrai. La question de cet au-delà, de notre vivant, peut alors se poser naturellement si l’on est curieux. Elle ne concerne pas la mort, mais le voyage et l’aventure.
Pourquoi le jour, le ciel est-il bleu avec un soleil que l’on ne peut fixer des yeux, tandis que la nuit, le ciel devient noir, éclairé par la lune et les étoiles ? Pourquoi la lune avance-t-elle ainsi dans le firmament ?
L’enfant est souvent curieux de nature. Déjà petit, nous pouvons nous poser des questions existentielles, que l’on soit né ou accueilli dans une famille athée, chrétienne, musulmane, juive, agnostique, ou autre.
Suite à un décès, par exemple, un enfant peut demander où est la personne disparue, ou encore où l’on va quand on meurt. C’est là qu’entrent en scène la science ou la foi, pour éclairer la réalité physique ou pour réconforter face aux mystères.
La science éclaire honnêtement, de façon impartiale, preuves à l’appui. La religion réconforte honnêtement, de façon bienveillante, foi à l’appui !
Anecdote personnelle
Mon père et moi regardions souvent le ciel une fois la nuit tombée, pour admirer ensemble les étoiles dans l’espoir de voir un météore et de faire un vœu. J’étais volubile et j’adorais lui poser des questions. Quand j’obtenais des réponses, j’étais satisfaite ; quand je n’en avais pas, j’étais déçue.
Ce soir, j’ai écrit cette histoire intitulée « L’or de la naît sens », guidée par le souvenir de mon père, bien qu’il nous ait quittés il y a 27 ans. Malgré son absence, il m’inspire toujours une confiance absolue : en lui, en moi, et en mes souvenirs.
Cet hommage est né d’un instant précis. Un soir à la belle étoile, alors que nous cherchions des étoiles filantes, allongés tous les deux dans le jardin sur une simple couverture, il m’avait dit une phrase que je n’ai jamais oubliée :
« N’oublie jamais de regarder le ciel et les étoiles… »
De son vivant, quand je n’étais qu’une enfant, il m’avait fait croire en Dieu, au Paradis et aux étoiles filantes. Après sa mort en juin 1998, j’avais 11 ans et j’ai perdu la foi. Cette croyance n’était alors qu’une confiance aveugle, pas une foi sincère. C’était en mon père que j’avais une confiance absolue, et c’était en lui que j’avais foi.
Ce soir, j’ai 39 ans. J’ai recouvré ma foi en Dieu par moi-même il y a presque 5 ans, portée par mes questions existentielles, mes observations de toujours et, malgré moi, par mes expériences spirituelles.
Mais cette fois, cette foi n’est pas aveugle. Elle est sincère et inaltérable, car je sais ce que j’ai vu, je sais ce que j’ai vécu, et je sais en quoi je crois.
J’adore la science, la justice et la vérité, mais la vérité de l’un n’est pas la preuve de l’ignorance de l’autre. Chaque être humain a son vécu, son expérience, sa culture et sa foi, que celle-ci soit tournée vers ses parents, vers les preuves scientifiques ou vers une entité spirituelle bienveillante. Dans un monde où l’on prône la tolérance, la différence culturelle doit être respectée, tant qu’elle respecte la culture et les croyances d’autrui.
Nous regardons tous le ciel étoilé avant de nous coucher. Pour certains, c’est une vision esthétique ; pour d’autres, le point de départ de projets d’aventure. Pour certains, c’est tout simplement merveilleux, et pour d’autres encore, c’est la direction possible vers le Paradis.
Quand j’ai vu une étoile filante pour la première fois, je ne me suis plus rappelé le souhait que j’avais formulé. Mais ce soir, après mûre réflexion, je réalise que mon vœu s’est bel et bien réalisé. En effet, mon véritable désir, ce soir-là, précédait l’apparition de cette lueur. Ce souhait était de voir, comme mon père l’avait prédit, une étoile filante. J’avais eu raison de le croire et de lui faire confiance car, ensemble, nous avons pu l’apercevoir filant sous nos yeux émerveillés. Mon souhait s’était réalisé !
La dernière fois que j’ai vu une étoile filante, c’était en regardant le ciel par hasard. Cette fois-ci, j’ai souhaité vivre dans un monde meilleur, dans un monde en paix, et j’espère de tout cœur qu’un jour, ce souhait se réalisera.

Mis en avant

L’OUÏE EST LE STÉTHOSCOPE DE NOTRE CŒUR

L’ouïe est le stéthoscope de notre cœur, ce mère veille eux sens est l’un des facteurs de notre conscience et l’un de nos six sens qui nous permettent de discerner la différence entre le bien et le mal.


J’aime expliquer mes pensées par l’art du dessin, ce dessin en particulier explique qu’on a pas obligatoirement besoin d’une bible ou d’un professeur pour connaître la différence entre le bien et le mal, nos parents ont naturellement se rôle lors de notre éducation, mais il ne faut pas oublier qu’on a été créé doté d’une conscience, de l’intelligence et nos 6 sens nous permettent de voir, de sentir, de goûter, de toucher, d’entendre et en plus grâce à c’est 5 premier sens, le 6 ème sens, celui de l’intuition se développe grâce à nos expériences sensorielles, et ce sens en particulier nous permet de savoir de part nos expériences précédentes et leurs conséquences si ce qu’on s’apprête à penser ou à faire est bien ou mal, sûr ou dangereux, bon ou mauvais.
Un enfant connaîtra certaines leçons grâce à ses parents qui lui diront les principales choses qui sont bonnes ou mauvaises, mais celà ne se produira qu’à un certain âge quand il commencera à comprendre le langage verbal.
Mais avant celà quand l’enfant commencera à se déplacer par exemple, il aura déjà la notion du bien et du mal si il chute en essayant de se relever tout seul, tombe et se fait mal, ensuite cet enfant aura en général peur de se faire mal si il recommence seul, la peur ressentie lui fera comprendre que ça pourrait être mal, être une mauvaise idée d’apprendre à marcher seul, il attendra que sa mère ou son père lui tienne les mains pour sécuriser son parcours, tout ça grâce à l’intelligence et l’intuition qui lui permettent de ne pas reproduire la même erreur de marcher seul si il n’a pas encore un bon équilibre, sauf si cet enfant est têtu comme mon fils l’a été lorsqu’il a appris a marcher car il avait beau tomber et se faire mal il recommençait à avancer tout seul sans se tenir, l’exception qui confirme la règle…
Tout ça pour dire que notre conscience est relié à nos 6 sens et elle nous permet de discerner la différence entre le bien et le mal.


Nouvelle version de mon 1er dessin sur la CONSCIENCE pour qu’on voit bien que je parle de mon oreille interne en entier…, de mon oreille car je suis représenté à la place du tympan et les détails philosophiques font partie de mon passé, de mon présent, de mon futur et de mes pensées… …….○!