CHAPITRE 2 : DIFFÉRENCE ENTRE L’ÂME ET L’ESPRIT
L’âme et l’esprit résident tous deux au cœur de notre enveloppe physique, mais ils déploient des capacités bien distinctes. L’esprit détient le pouvoir de penser, l’âme possède la faculté de ressentir. L’esprit incarne l’intelligence et utilise le cerveau comme un outil. L’âme, elle, est le souffle originel de la vie et de l’amour. Cette distinction, nous la pressentons physiquement : c’est notre cœur qui s’emballe. Il bat pour nous maintenir en vie, tel le rythme régulier d’un massage cardiaque lors d’un arrêt, mais il bat aussi pour une âme sœur ou pour ceux que nous portons au plus profond de nous.
Une nouvelle vie
Tout commence lors de la fusion entre l’ovule et le spermatozoïde. Ce choc cellulaire engendre un nouvel esprit destiné à animer le corps naissant. Au même instant, l’âme insuffle son étincelle de vie. Elle se loge dans une cellule cardiaque encore invisible aux examens médicaux, mais déjà vibrante. C’est le point de départ : un nouvel esprit commence son apprentissage de la matière, tandis qu’une âme, en attente de cette incarnation, s’apprête à vivre une nouvelle naissance.
J’ai choisi la fresque de l’œuvre de la création d’Adam inspirée du livre de la Genèse peint par Michel-Ange dans la chapelle Sixtine à Rome que j’ai recréée à ma façon pour illustrer en partie et de façon symbolique mon dessin qui permet d’expliquer ma manière de penser et d’expliquer la différence entre l’âme, l’esprit et même le corps.
Et l’autre dessin qui représente une âme libérée de son envie de faire partie du monde matériel terrestre et d’un esprit encore retenu sur terre par sa vie antérieure, l’âme c’est la boule de lumière et l’esprit fantomatique c’est la silhouette humaine noire qui sautillait de joie quand elle s’est rendu compte que je la voyais…
Ces visions ne sont pas de simples concepts. En fin d’année 2020, j’ai distinctement aperçu une silhouette spirituelle dans la cave de la maison de mon enfance. Bien avant cela, en 1999, une sphère de pure lumière est apparue spontanément avant de s’évanouir dans l’ombre. Ces expériences surnaturelles, me confirment que l’immatériel possède sa propre réalité.
C’est bien l’âme qui détient l’étincelle vitale. En cas de mort cérébrale, les machines peuvent maintenir les fonctions biologiques, mais si on les débranche, le corps s’éteint. Dans le langage populaire, on dit alors « rendre l’âme », et non « rendre l’esprit ». C’est la preuve intuitive que la vie naît de l’âme.
Pour mieux le comprendre, imaginez notre corps comme un ordinateur portable. Tant que sa batterie est chargée par une force d’énergie invisible — la sphère de l’âme —, il fonctionne de manière autonome. L’âme est liée pour toujours à l’esprit dès la conception, mais sa connexion avec le corps physique reste temporaire. Tant que le corps respire, elle en est la captive volontaire. Mais dès que la machine s’éteint, l’âme se libère, emportant l’esprit et ses souvenirs avec elle, à la manière d’une clé USB connectée à notre conscience. Le matériel a une fin, l’immatériel est éternel.
Certaines expériences scientifiques ont tenté de peser cette transition, évoquant une perte de poids post-mortem d’environ 21 grammes. Bien que cette étude ne soit pas reconnue par la science officielle, l’expression « rendre l’âme » suggère bien que quelque chose de subtil quitte le corps, et que ce souffle possède peut-être sa propre signature physique.
Notre corps fonctionne grâce à des courants électriques, des impulsions qui voyagent entre nos neurones et nos muscles. J’en ai pris conscience de façon spectaculaire un soir, après avoir pris un traitement médical, un comprimé de Redomex 25mg. Allongée dans le noir, les yeux grands ouverts vers la fenêtre, j’ai vu des éclairs bleus traverser mon champ de vision. Le ciel était pourtant calme. Ces courants électriques ne se projetaient pas au-dehors : ils pulsaient juste derrière mes yeux, à l’intérieur de mon propre crâne.
L’électricité nous anime, mais elle ne suffit pas. L’âme reste l’allumette qui embrase la mèche ; la chandelle humaine consume ensuite son temps de vie naturel.
Pourquoi mourir un jour ?
La mort est l’unique certitude face à laquelle l’humanité reste impuissante. Que l’on soit riche ou pauvre, juste ou injuste, la fin de la matière reste inévitable. Les richesses et la médecine peuvent adoucir les souffrances, mais elles ne garantissent jamais l’immortalité.
Avant l’incarnation, l’énergie de l’âme éveille l’esprit et le corps. Une fois la machine lancée, elle cède le relais à une dynamo naturelle gérée par notre inconscient. C’est l’esprit nouvellement créé qui orchestre, dans l’ombre, les systèmes cardiovasculaire, neuronal ou digestif. Ce programme vital a été calculé d’avance par l’Esprit Créateur de l’Univers pour écarter le chaos du hasard.
Si notre conscience devait valider chaque battement de cil, chaque inspiration, chaque mouvement de notre digestion ou la pousse de nos cheveux, nous basculerions dans la folie. L’esprit nous protège en automatisant ces fonctions. Pourtant, notre volonté conserve un droit de regard. Nous respirons sans y penser, mais nous pouvons choisir de bloquer notre souffle ou d’accélérer notre oxygénation. Nos pensées et nos émotions influencent directement cette mécanique : une peur intense peut accélérer le cœur ou provoquer son arrêt.
Cette frontière se dessine nettement à l’hôpital. Lors d’un arrêt cardiaque, la réanimation peut ramener la conscience. En revanche, lors d’une mort cérébrale réelle, le cœur ne bat plus que par l’artifice des respirateurs médicaux pour préserver les organes. Le cerveau est éteint, l’âme et l’esprit ont déjà déserté l’enveloppe. L’ordinateur est branché au mur, mais l’utilisateur est parti. L’âme se tient désormais au seuil du monde, prête à débrancher la clé USB de l’esprit pour sauvegarder l’histoire de cette vie.
Nous ne traversons qu’une seule existence à la fois, un seul esprit par corps. Pourtant, l’âme thésaurise les mémoires de ses vies antérieures au plus profond de sa structure. Au fil de ses incarnations, elle accumule un véritable trousseau d’esprits passés. L’humanité en a la prescience inconsciente lorsqu’elle utilise l’expression : « Reprends tes esprits ». Derrière cette formule courante se cache la vérité de notre nature : nous sommes des êtres uniques enrichis par les bagages de nos anciennes existences.
Le choix du libre arbitre
Cela ne signifie pas que plusieurs personnalités se disputent les commandes de notre corps. L’esprit aux commandes reste celui créé lors de la fécondation. L’âme s’approprie cette identité neuve et l’ajoutera à sa collection lorsque le corps rendra l’âme.
L’esprit pense, mais l’âme ressent. C’est pourquoi l’amour véritable prend sa source dans le cœur. L’âme, façonnée par Dieu, est le foyer de l’empathie, de la bienveillance et de l’amour pur. Face à la cruauté absolue, le langage populaire dit d’un bourreau qu’il n’a « pas d’âme », mais on ne lui dénie jamais son esprit. L’âme reste notre part de lumière. Une fois désincarnée, bien qu’elle possède son propre libre arbitre, elle n’impose rien à notre conscience terrestre ; c’est toujours l’esprit incarné qui tranche et assume le choix final.
L’âme est reliée à Dieu et l’esprit, composé de l’âme, est relié à la matière…
Car l’âme est immortelle et continue d’exister naturellement indépendamment de sa volonté en outre parce qu’elle est un fragment de Dieu, malgré son libre arbitre et son unicité.
Alors que l’esprit n’oublions pas, composé premièrement de l’âme, est aussi immortel, mais rattaché à la vie matérielle.
Et veut généralement continuer de vivre ou rester auprès des vivants…
Au moment du grand départ, deux voies se dessinent. Par peur de l’inconnu ou par refus d’abandonner ceux qu’il aime, un esprit peut choisir d’errer sur Terre, devenant ces silhouettes invisibles qui hantent nos mémoires. À l’inverse, si l’on accepte le lâcher-prise, l’esprit fusionne pleinement avec l’âme pour entrer dans la lumière et retourner auprès de Dieu. Libérée, l’âme conserve la liberté de revenir sur Terre sous la forme d’un esprit ou d’un ange gardien pour veiller sur les siens.
Ma grand-mère paternelle, Angela , s’est manifestée à moi après sa mort pour me guider et m’encourager.
C’était une expérience effrayante et instructive sur le monde des esprits.
J’étais allongée sur mon lit, sur le ventre, je dormais et rêvait de ma grand-mère et de mon grand-père.
Ce dont je me rappelle avec exactitude, c’est d’avoir ouvert une porte et monter des escaliers.
J’y ai croisé ma grand-mère qui descendait et m’a fait un clin d’œil.
Une fois arrivée à l’étage je vois mon grand-père, je le serre dans mes bras avec joie et je suis surprise de voir ma grand-mère dans le salon derrière lui alors que je viens de la croiser dans les escaliers.
Là elle a un comportement bizarre, elle se tient debout face à la table de salon encombrée de livres.
Elle se penche pour en attraper un, l’ouvre et puis le lâche d’un coup, le livre tombe sur la table.
Elle recommence plusieurs fois avec d’autres livres.
Soudain je me réveille, toujours allongée sur le ventre, je me remémore ce rêve et pense à mon grand-père et ma grand-mère.
Quand tout d’un coup je sens un poids se poser à ma droite, comme si quelqu’un s’asseyait alors que mon mari dormait a ma gauche et que personne d’autre que lui et moi n’était dans notre chambre.
Pire encore, ensuite un poids énorme s’est posé sur moi, m’empêchant de bouger le moindre muscle hormis mes paupières.
Un souffle fort retentit sur ma nuque alors que j’étais littéralement paralysée et effrayée.
Cet écrasement et ce souffle ont duré une grosse minute.
Je n’oublierais jamais cette nuit, ce n’était pas une paralysie du sommeil!
Celà n’est arrivé qu’une seule fois.
C’est un des événements qui m’a permis de recouvrer la foi. Depuis, j’ai appris à décrypter les signes envoyés par Dieu et ses messagers, ma certitude est inaltérable.
L’écriture de cette œuvre, Au-delà de la Genèse, la quête de l’âme, est née de cette urgence : apprendre à ne plus craindre la mort, et comprendre que l’extinction du corps est une étape nécessaire à l’équilibre de la biologie et à l’épanouissement de l’esprit. Ce projet veut sceller la paix entre la science et la foi. Il a également pour but d’éclairer les esprits égarés par les traumatismes des guerres passées et présentes. Ces conflits actuels restent inacceptables, et il est temps d’offrir une boussole de lumière aux vivants comme aux désincarnés.



















































































